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25.9.2007

Travailleurs intérimaires dans l'industrie alimentaire : La CSC a aussi pensé à vous


industrie alimentaireChaque jour, plus de 10.000 travailleurs intérimaires sont occupés dans l’industrie alimentaire. Leur nombre augmente d'année en année. Comme le travail exécuté est le même, la CSC veut que ces intérimaires bénéficient des mêmes conditions que les travailleurs permanents. A travail égal, salaire égal. Nous n’acceptons pas que les travailleurs intérimaires soient meilleurs marchés que les travailleurs permanents et que, par conséquent, les contrats fixes deviennent l'exception. En effet, parce qu'il offre le plus de garanties, un contrat fixe reste pour la plupart des travailleurs un idéal à atteindre.

Une pension complémentaire pour tout le monde

Les travailleurs permanents de l’industrie alimentaire bénéficient tous d'un plan de pension (assurance-groupe). Cela signifie que chaque trimestre, l’employeur verse 1,18 % de leur salaire (1,33 % à partir de 2008) dans une pension complémentaire. Sur ces cotisations, aucun impôt n'est dû, seule une petite contribution (8,86 %) pour l’ONSS doit être payée. Le rendement pour le travailleur est donc plus élevé que s'il s'agissait d'une augmentation salariale. Cet argent est placé par le secteur de l'industrie alimentaire via ce qu'on appelle le fonds deuxième pilier. Cela permet de constituer une épargne pour le moment où le travailleur partira en (pré)pension. Chaque travailleur ayant presté 132 jours dans le secteur a droit à la pension complémentaire qui est constituée pour lui.

Jusqu’à présent, les travailleurs intérimaires occupés dans l’industrie alimentaire n’avaient pas droit à une telle pension complémentaire.

La CSC a réagi contre cette discrimination inacceptable

La CSC veut que pour les intérimaires aussi une pension complémentaire soit constituée.
Lors des négociations de l’accord sectoriel pour les ouvriers de l’industrie alimentaire, nous avons obtenu que les travailleurs intérimaires de l’industrie alimentaire tombent aussi sous le plan de pension sectoriel et qu'un pourcentage de leur salaire soit versé pour la pension complémentaire.

Ces accords se sont heurtés à une forte opposition des agences intérimaires, qui ne voulaient pas mettre ce régime en œuvre.

Après de nouvelles négociations, la CSC a obtenu gain de cause

La CSC n’a pas voulu laisser tomber les intérimaires. Elle a mené de nouvelles négociations, cette fois-ci en impliquant également la commission paritaire de l’intérim. En voici le résultat : 

Pour le 1er juillet 2009 au plus tard, une pension complémentaire sera instaurée pour les travailleurs intérimaires de l’industrie alimentaire. Cette pension complémentaire sera peut-être instaurée au niveau de la commission paritaire de l’intérim. Si cela n’est pas possible, les travailleurs intérimaires seront toutefois intégrés dans la pension complémentaire de l’industrie alimentaire.

En attendant, les travailleurs intérimaires de l’industrie alimentaire recevront une prime en plus de leur salaire :
Du 1er septembre 2007 au 31 décembre 2007 : 1,06% du salaire brut
Du 1er janvier  2008 au 30 juin 2009 : 1,16% du salaire brut.

En plus, la prime de fin d’année de tous les travailleurs intérimaires augmentera de 8,15%  à 8,22% à partir de 2008 (paiement en décembre). Des nouveaux accords ont été conclus en matière de formation, de sécurité et de mobilité des intérimaires. 
 
S'attaquer aux abus

La CSC veut également s'attaquer aux abus en matière du travail intérimaire.
Par exemple les entreprises qui occupent plus de travailleurs intérimaires que des travailleurs permanents. Ou les intérimaires qui travaillent pendant des années pour la même entreprise sans jamais se voir offrir un contrat fixe. Il y a aussi les entreprises qui font appel au travail intérimaire sans raison valable, les intérimaires qui ne reçoivent pas le salaire correct…

Dans le secteur de l’industrie alimentaire, une commission des bons offices a été instaurée. Au sein de cette commission, les syndicats peuvent soumettre des abus en matière du travail intérimaire. La CSC utilisera cette commission de bons offices pour freiner le recours à l'intérim.

Les organes de concertation dans l'entreprise (conseil d'entreprise, comité pour la prévention et la protection au travail, délégation syndicale) y veilleront également.

Si, en tant que travailleur intérimaire, vous êtes confronté à ce genre d'abus, n'hésitez pas à prendre contact avec le délégué syndical de votre entreprise ou avec le secrétariat CSC-Alimentation & Services le plus proche de votre domicile.


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