Vous tiendriez le coup jusqu’à 67 ans… dans un congélateur?

Le travail dans les congélateurs et chambres frigorifiques doit être reconnu comme métier lourd. Non seulement, il s’agit d’un travail physiquement lourd, mais il comporte aussi des risques pour la santé. Le 20 avril, la CSC Alimentation et Services organise des actions afin d’attirer l’attention sur cette problématique.
Bouchers, magasiniers, emballeurs,… de nombreux travailleurs du commerce et de l’industrie alimentaires travaillent quotidiennement dans le froid. Des problèmes au niveau des mains et des pieds, des maladies articulatoires, des problèmes cardiaques et des infections des voies respiratoires sont fréquents. Au-delà de 45 ans, un travailleur devient particulièrement vulnérable, étant donné que le corps s’adapte moins vite. Joris a été confronté à des problèmes de santé dus à son travail dans une boucherie industrielle. « J’ai commencé à avoir des problèmes au dos, des épicondylites, et pour finir, une infection au pied m’a achevé, » dit Joris. « Tous les médecins que j’ai consultés m’ont confirmé que mes problèmes musculaires et articulatoires étaient dus à mon travail répétitif et à la basse température sur le lieu du travail. »
La proposition actuelle concernant les métiers lourds parle du travail dans des températures extrêmes. « Le budget prévu pour les mesures concernant les métiers lourds est très limité. Nous craignons donc qu’il n’y ait pas de grand changement. Le travail dans des températures moins extrêmes – comme une chambre frigorifique de 7°C – demande beaucoup du corps humain,» déclare Pia Stalpaert, présidente de la CSC Alimentation et Services. «Par ailleurs, nous nous posons des questions par rapport aux mesures relatives aux métiers lourds. Si vous avez exercé un métier lourd pendant 10 ans – par exemple avoir travaillé dans un congélateur à -20°C – vous pouvez prendre votre retraite 6 mois plus tôt. Nous estimons que c’est trop peu. Nous voulons que les travailleurs qui exercent un métier lourd puissent partir à 60 ans. Tous les travailleurs qui travaillent régulièrement dans le froid, doivent être pris en compte pour la reconnaissance comme métier lourd. De plus, il faut établir une politique cohérente en matière de fin de carrière pour les travailleurs qui travaillent dans le froid. »