Flexi-jobs: décision incompréhensible

L’an dernier, les syndicats ont introduit un recours en annulation de la loi relative aux flexi-jobs auprès de la Cour constitutionnelle. Cette mesure est discriminatoire et va à l’encontre de plusieurs dispositions légales. Il est incompréhensible que la Cour constitutionnelle ne le reconnaisse pas !

Les flexi-jobs portent atteinte aux droits des travailleurs concernés et introduisent de multiples discriminations. Un travailleur en flexi-job ne bénéficie ainsi pas des mêmes conditions de travail, ni de rémunération, qu’un autre travailleur sous contrat régulier, exerçant la même fonction, sur le même lieu de travail. Il nous parait dès lors difficilement explicable que la Cour constitutionnelle estime que ce système est en conformité avec la Constitution.

Ce Gouvernement de droite, déjà prétentieux, se sentira encore davantage conforté dans sa volonté d’étendre les flexi-jobs à d’autres secteurs, malgré les risques que cela représente au niveau, entre autres, de la sécurité sociale. En effet, un travailleur en flexi-job peut bénéficier de la sécurité sociale mais il n’y contribue pas, et l’employeur ne paie que 25% de cotisation sociales, soit un taux réduit. Comment le financement de la sécurité sociale sera-t-il alors assuré ? Qui paiera la facture ?

Nous ne doutons pas que, suite à cette décision, le Gouvernement Michel persévérera dans la concrétisation de ces mesures de droite. Il s’agira d’une énième mesure au préjudice des travailleurs concernés, avec toutes les conséquences qui en résulteront.

Il y a quelques jours à peine, les syndicats ont gagné le « Prix de la solidarité » (octroyé par les travailleurs) pour avoir défendu les droits des travailleurs en lançant cette procédure contre les flexi-jobs. La décision d’aujourd’hui en est d’autant plus désolante.