Action pour instaurer concertation sociale dans fast-foods

Le jeudi 4 octobre 2018, l’UITA (Union internationale des travailleurs de l’alimentation et de l’hôtellerie-restauration) organise une série d’actions mondiales de solidarité en faveur des nombreux travailleurs de fast-foods.
Dans le monde entier, les travailleurs du fast-food doivent faire face à des employeurs qui rejettent les syndicats. Régulièrement des conflits éclatent dans les différentes enseignes de la restauration rapide suite à un manque de concertation sociale entre les travailleurs et les employeurs. Généralement, les travailleurs sont plutôt demandeurs d’instaurer un dialogue social et les employeurs plutôt réticents à cette idée. Pourquoi tant de méfiance ?
Culture d’entreprise particulière
Les grandes chaînes du fast-food sont les dignes représentants de l’idéologie capitaliste. Ces entreprises cherchent avant toute chose à maximaliser leurs profits. Elles s’implantent partout dans le monde et exploitent les travailleurs sans scrupule. Des montages financiers complexes ont également été mis en place pour éviter de payer des impôts dans les pays où ils sont implantés. Les syndicats sont vus comme des ennemis car ils freinent leur course au profit en revendiquant plus de droits pour les travailleurs. Ces entreprises sont également souvent organisées en franchise, ce qui rend la tâche des syndicats beaucoup plus compliquée.
Groupe particulier de travailleurs
Les travailleurs des fast-food sont généralement jeunes et/ou précarisés. Ils ne connaissent généralement pas leurs droits et sont prêts à accepter beaucoup de choses pour garder leur emploi. Cette situation empêche les syndicats de trouver facilement des travailleurs qui sont prêts à se défendre ou à défendre leurs collègues.
Situation en Belgique
Chez nous, lors des élections sociales, il est difficile de trouver des candidats. Lorsque nous en avons, ils sont très souvent intimidés et mis sous pression de telle manière que la plupart se désiste avant les élections. Pourtant, dans les entreprises où un dialogue social existe, les employeurs en sont plutôt satisfaits. Cela permet en effet de déminer des conflits internes, d’améliorer les conditions de travail et donc le moral des travailleurs ! Les syndicats n’empêchent pas les entreprises de faire du profit, nous demandons simplement que les travailleurs soient respectés. Ce qui semble être le cas lorsque les syndicats sont représentés au sein des entreprises.