Projet d’accord sectoriel 2017-2018

Les syndicats et les employeurs de l’industrie alimentaire sont arrivés à un projet d’accord sectoriel. Après une longue journée de négociation, ils ont pu conclure un accord sectoriel pour tous les ouvriers du secteur (y compris les boulangeries). En tant que CSC, nous avions particulièrement mis l’accent sur la hausse du pouvoir d’achat (avec aussi bien une augmentation des salaires minimums qu’une marge pour des négociations dans les entreprises), ainsi que sur la stimulation de la concertation d’entreprise au sujet du travail faisable. Les récentes mesures gouvernementales ont réduit notre champ d’action mais nous estimons avoir engrangé suffisamment d’avancées sur ces deux éléments et nous sommes donc satisfaits du résultat. On ne pourra cependant parler d’un accord sectoriel que quand cet accord sera approuvé par toutes les organisations. C’est maintenant à nos délégués de se prononcer sur cette proposition d’accord.
L’accord dans les grandes lignes :
  • Pouvoir d’achat: +1,1 % pour tous les ouvriers 
    • Les salaires augmentent de 0,9% au 1/7/2017 
    • Pour les entreprises dans lesquelles il n’y a pas de négociations : augmentation de la prime brute de 55 EUR (elle passe donc de 80 à 135 EUR, en même temps que la prime de fin d’année) o Pour les négociations en entreprise :
      • Enveloppe de 0,2% 
      • Les entreprises dont les salaires se situent au-dessus des barèmes minimums disposent d’une marge supplémentaire (0,9 % - les salaires minimums) 
    • Secteur conserves de viande : les 1,1 % seront appliqués avec la mise en place des nouveaux barèmes minimums (pour le 14/7) sur base de la nouvelle classification de fonctions 
    • Augmentation de tous les montants et primes fixes au 1/1/2018 o Augmentation de la prime syndicale de 135 EUR à 145 EUR 
  • Travail faisable: 
    • Dans les entreprises avec délégation syndicale, une CCT relative au travail faisable doit être conclue. Les partenaires sociaux élaboreront des propositions qui pourront être discutées dans les entreprises. Les syndicats et les employeurs déterminent eux-mêmes quels sont les points qu’ils veulent développer dans leur entreprise. Toutes les CCT doivent reprendre des mesures au sujet du travail intérimaire. 
    • Jours de fin de carrière : la condition de carrière de 35 ans est supprimée. Cela signifie que les temps partiels auront dorénavant également droit à ces jours de fin de carrière. 
    • Crédit-temps : possibilité de prendre un crédit-temps avec motif pour soins, aussi bien à 1/5ème, qu’à mi-temps ou à temps plein. 
    • Les emplois de fin de carrière restent possible à partir de 55 ans. o RCC (prépension): tous les systèmes sont prolongés avec les conditions les plus avantageuses 
  • Le financement du fonds sociale est garanti pour les prochaines années. 
  • Le volet solidarité de la pension complémentaire est amélioré (il est par exemple prévu un montant plus élevé en cas de maladie, chômage économique et repos d’accouchement) 
  • Formation : les entreprises devront à terme prévoir 5 jours de formation en moyenne par travailleur. Chaque travailleur reçoit un droit individuel à 2 jours de formation.
Comme déjà signalé, la proposition doit encore être approuvée par les différentes organisations. La CSC Alimentation et Services présentera le projet à son conseil des délégués le 12/5. Si l’accord est approuvé, il sera traduit en accord-cadre et en CCT, afin qu’il soit d’application pour tous les ouvriers du secteur.